2 juin 2017

Les pays du G20 se sont accordés jeudi à Brême sur un plan d’action pour lutter contre la pollution des océans © dpa/pa
(© dpa/pa)
Des îlots de déchets vastes comme l’Europe centrale qui flottent sur les océans. Des micro-billes de plastique absorbées par les poissons qui entrent dans la chaîne alimentaire de l’homme. Des dégâts sur la faune et sur la flore marines. Des dommages pour la pêche et le tourisme. Et dix millions de tonnes de déchets qui s’ajoutent chaque année aux 140 millions de tonnes déjà déversés sur les eaux de la planète. On ne compte plus les conséquences néfastes de la pollution des mers et des océans. Jeudi, à Brême, les pays du G20 se sont accordés sur un plan d’action pour lutter contre ce fléau.

 

Initiative allemande

Les vingt premiers pays industrialisés et émergents de la planète se sont engagés à travers ce texte à réduire fortement les quantités de déchets rejetés dans les fleuves et les océans.

Les emballages et matières plastiques constituent l’essentiel des quelque 140 millions de tonnes de déchets qui polluent les mers et les océans de la planète © dpa/pa
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Leurs résolutions s’inspirent du plan d’action adopté par le G7 il y a deux ans. Ce document majeur avait été adopté à l’initiative de l’Allemagne. Désormais présidente du G20, celle-ci a cherché à l’étendre pour en renforcer l’efficacité.

« Si nous voulons que notre Terre reste une planète bleue, il nous faut stopper au plus vite la pollution de nos océans », a souligné la ministre allemande de l’Environnement, Barbara Hendricks. « Deux ou trois pays ne peuvent résoudre ce problème à eux seuls. »

 

Les systèmes de gestion des déchets, un élément décisif

Micro-billes de plastique retrouvées dans les mers (ici à Rostock, au nord de l’Allemagne). Ces billes collantes, d’un diamètre inférieur à cinq millimètres, sont absorbées par les poissons et les espèces marines. C’est ainsi qu’elles entrent ensuite de la chaîne alimentaire de l’homme © dpa/pa
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Selon la ministre, le point crucial pour réduire les déchets plastiques retrouvés sur les océans consiste à disposer d’un système de recensement sûr à grande échelle, pour ensuite recycler et éliminer ces déchets. Une grande partie d’entre eux provient, en effet, des eaux usées, ou bien se déverse dans la mer via les lacs et les fleuves.

La création d’une plateforme bénévole – le « Global Network of the Committed » (GNC) – assurera la mise en place effective du plan d’action du G20. Elle permettra d’y associer le travail des organisations non-gouvernementales. Elle favorisera également le travail en réseau et les échanges d’expériences.

A.L.

 

Plus d’informations :

Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

Site officiel de la présidence allemande du G20 (en anglais et allemand)

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Présidence allemande du G20
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