30 mai 2017

Le ministère fédéral des Affaires étrangères intensifie sa coopération avec les organisations internationales dans le domaine des migrations. Le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a annoncé aujourd’hui à l’occasion de la 3e table ronde de Berlin sur les migrations vouloir tirer ensemble les enseignements des défis des dernières années.

Le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel en discussion avec Dimitris Avramopoulus, commissaire européen chargé de la migration © Thomas Trutschel/photothek.de
(© Thomas Trutschel/photothek.de )
Bien que se soient écoulés presque deux ans après l’apogée de la crise des réfugiés en été 2015, la question n’a rien perdu de son actualité. Il est d’autant plus important que la communauté internationale tire maintenant les enseignements des dernières années et établisse des règles en matière de migration. L’Europe doit s’engager davantage et parler d’une seule voix pour lutter durablement contre les causes des migrations. « Nous pouvons seulement prévenir les flux migratoires en provenance d’Afrique et du Proche-Orient si nous luttons contre le changement climatique, le réarmement et le fanatisme religieux », a déclaré Sigmar Gabriel à l’issue de la réunion.

 

Engagement commun

Il s’agit non seulement de lutter contre les causes des migrations mais aussi d’aider les pays à maîtriser les flux migratoires, le premier objectif consistant à soulager la souffrance des personnes concernées. C’est pourquoi il faut renforcer la coopération internationale. Le Forum mondial sur la migration et le développement offre cette possibilité. L’Allemagne exerce actuellement la présidence de ce forum informel ouvert à tous les États membres des Nations Unies et à des échanges sur les meilleures pratiques pour la maîtrise de la migration. Les participants de la 3e table ronde de Berlin ont convenu aujourd’hui de continuer à coopérer dans ce cadre.

 

Table ronde de Berlin

De gauche à droite : Elhadj As Sy, Louise Arbour, Sigmar Gabriel, Filippo Grandi, William Swing, Dimitris Avramopoulos © Thomas Trutschel/photothek.de
(© Thomas Trutschel/photothek.de )
Il est également envisagé de poursuivre le dialogue du Forum autour des tables rondes de Berlin afin d’approfondir la coopération du gouvernement fédéral avec les organisations internationales représentées. Deux tables rondes de Berlin ayant déjà eu lieu en 2015 et 2016 sur les possibilités concrètes de coopération en matière de migration, le chef de la diplomatie allemande a à nouveau invité aujourd’hui des représentants de haut niveau de différentes organisations internationales à participer à la troisième édition de la table ronde au ministère fédéral des Affaires étrangères à Berlin. La représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les migrations internationales, Louise Arbour, le haut commissaire des Nations Unies aux réfugiés, Fillipo Grandi, le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations, William Swing, et le secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Elhadj As Sy, étaient également présents, ainsi que le commissaire européen, Dimitris Avramopoulos, le sujet concernant toute l’Union européenne.

 

Processus de Khartoum

Il s’agit de trouver des solutions durables © Thomas Trutschel/photothek.de
(© Thomas Trutschel/photothek.de )
En vue de trouver des solutions durables, l’UE plaide pour un dialogue avec les pays d’origine, comme dans le processus de Khartoum avec les États de la Corne d’Afrique qui a réuni les 18 et 19 mai derniers au ministère fédéral des Affaires étrangères des représentants des États d’Afrique de l’Est et des experts d’organisations internationales. Pour les participants, il est clair qu’il est important de garantir un niveau de protection minimale aux personnes qui ont fui leur pays et sont souvent en grande détresse. Cela va au‑delà de l’aide humanitaire qui permet aux personnes de survivre dans la dignité et la sécurité et de soulager la souffrance de ceux qui n’arrivent plus à surmonter par eux‑mêmes leurs difficultés. D’autre part, il est nécessaire de créer des possibilités de formation et d’emploi pour donner aux réfugiés et aux personnes déplacées dans leur pays des perspectives à long terme.

 

Situation au 29 mai 2017

© Ministère fédéral des Affaires étrangères

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